Ecrit par danfranck | Mercredi, 14 Avril 2010 12:41 Mise à jour le Samedi, 11 Septembre 2010 21:02
Le choix de l’essence (épicéa, mélèze, red cedar, douglas) à son importance quand aux réponses dues aux conditions climatiques et à la teinte naturelle propre à chaque essence. :
L’épicéa se grisera plus rapidement que le mélèze, le douglas ou le red cedar), il conviendra de le traiter plus souvent, entre 5 et 10 ans selon l’orientation des façades.
Le Mélèze, le doublas et le red cedar ne nécessite pas nécessairement de traitement supplémentaire de protection, ni de traitement de couleur sauf choix personnel du client qui veut obtenir un ensemble homogène. L’épicéa est traité avec une lasure protectrice (incolore ou non) à renouveler tous les 5 à 10 ans
Qu'il fasse l'objet ou non d'une finition, le revêtement bois nécessite un entretien régulier, particulièrement en ce qui concerne le contrôle des fixations, des joints et de la ventilation. Pour les finitions, l'évolution de la qualité des produits a réduit de façon significative la fréquence de l'entretien. La pérennité des finitions dépend de plusieurs paramètres :
Sans finition le bois grisaille naturellement, mais pas uniformément. Cette modification d'aspect est liée à l'exposition aux UV. Si l'on souhaite obtenir une apparence homogène, il est conseillé d'appliquer un saturateur gris.
La pose des lames de bardage peut se faire de manière horizontale (donne une impression de grandeur au bâtiment), verticale (finesse) ou oblique.
C’est la technique la plus traditionnelle. Elle permet un bon écoulement de l’eau de pluie et elle est très durable.
Elle consiste à clouer des lames légèrement écartées sur des tasseaux horizontaux. Des planches ou des lattes viennent se superposer pour former couvre-joint. Afin de favoriser l’écoulement de l’eau, les lames sont découpées en sifflet pour former larmier en partie basse et doivent être protégées en tête. On peut également poser les planches en recouvrement les unes des autres (pose à clin).
Cette solution est assimilable dans sa pose à la précédente. Pour les lames de faible largeur (<100 mm) la pose d’un seul clou latéral est suffisante et permet la réalisation d’un bardage sans clou apparent.
Autre technique traditionnelle, la pose à clin est simple à mettre en œuvre même sur des grandes longueurs. Elle est cependant plus salissante que la pose verticale (les coulures de l’eau sont perpendiculaires au sens des fibres). Elle consiste à disposer les lames horizontalement, chaque lame venant recouvrir partiellement la précédente.
Cette pose est assimilable à la précédente. On veillera à ce que la languette des lames à embrèvement soit toujours posée en partie supérieure.
A la différence des poses verticales et horizontales, la pose inclinée ne favorise pas la dispersion des eaux. Elle entraîne des risques importants de rétention d’eau en partie basse des lames inclinées qu’il est nécessaire de prévoir notamment par un dispositif de drainage.
Attention : L’inclinaison des lames peut entraîner des illusions d’optique pouvant faire paraître courbes des éléments droits (par exemple des poteaux).
Le bardage à lame permet d’épouser sans difficulté des formes courbes. Le rayon de cintrage dépend de l’épaisseur et du profil.
Afin d’assurer un bon comportement du bois dans le temps, une lame d’air est réalisée par des tasseaux fixés verticalement ou horizontalement. L’épaisseur de la lame d’air est généralement comprise entre 15 et 30 mm.
Pour être suffisante, la ventilation doit se faire par des orifices ayant au moins une largeur de 1 cm. Les entrées et les sorties doivent avoir une section minimum de 50 cm2/m et être munies de dispositifs anti-rongeurs et anti-insectes (profilés spéciaux, grillage…)
Le lattage vertical (lames horizontales) permet une bonne ventilation. En cas de lattage horizontal (lames verticales), il faut prévoir une discontinuité des lattes tous les 2,50 à 3 m avec une mise en quinconce des espaces afin de favoriser la circulation de l’air et l’écoulement des eaux accidentel.
Afin d’éviter les pénétrations accidentelles d’eau dans les murs à cavité ouverte, un pare-pluie est nécessaire. Imperméable à l’eau, il doit avoir une perméance à la vapeur d’eau suffisante pour éviter tout risque de condensation (mini = 0,5 g/m2.h.mmHg).
Les principaux pare-pluie utilisés sont:
Le pare-pluie doit être posé avec des recouvrements horizontaux minimum de 10 cm (5 cm pour les recouvrements verticaux).
On veillera en particulier à ce que le pare-pluie recouvre bien les dispositifs de fractionnement du bardage (solin métallique par exemple) et ne soit pas déchiré.
Les bois exposés aux intempéries, même traités en autoclave aux sels ou durables naturellement, auront un vieillissement d'aspect s'ils ne reçoivent aucune finition.
Si l'on veut éviter tout changement d'aspect, il faut appliquer sur le bois en extérieur des peintures ou des lasures en vérifiant au préalable l'expérience des fabricants et leurs références.
Les bois non traités vont subir les effets décrits avec des nuances qui dépendent des conditions d'exposition et des essences, mais qui, en général, tendent toutes vers le gris ou le noir. Cet aspect esthétique qui n'affecte en rien la durabilité des bois peut poser des problèmes d'intégration dans certains sites et des problèmes d'image de marque.
Le traitement en autoclave donne au bardage une couleur verdâtre (pin) ou brune (douglas) et ralentit son grisaillement dans le temps mais ne l'empêche pas sur le long terme.
Attention : Les lames traitées en autoclave ont un taux d'humidité élevé après traitement et sont donc susceptibles d'un fort retrait. Il est indispensable d'utiliser des bois ayant retrouvé un taux d'humidité de 15% environ. Cette précaution permet également d'éviter les coulures verdâtres pouvant résulter d'une exsudation des produits après traitement.
La rétification donne aux lames une couleur brune. Elle limite les reprises d'humidité et donc les attaques de champignons pour les essences sensibles (sapin, épicéa), leur conférant une meilleure durabilité, mais ne ralentit pas la modification de la couleur tirant vers le gris.
Elles peuvent être plus ou moins filmogènes, ce qui donne un aspect plus ou moins satiné, les plus filmogènes se rapprochant des vernis, ceux-ci étant à proscrire en finition extérieure. En effet, une lasure s'entretient facilement sans décapage avant une nouvelle couche car sa composition permet une usure lente et régulière par farinage sans écaillage du film, ce qui n'est pas le cas des vernis.
Compte tenu des contraintes architecturales, on essaiera de choisir une lasure pigmentée, mais ni incolore, ni trop foncée car dans le premier cas, la protection contre les rayons ultra violets n'est pas bonne et dans l'autre cas, en cas d'exposition au soleil, un échauffement plus important du bois se produit et donc une plus forte dessiccation entraînant plus de déformations.
Elles doivent avoir une perméance suffisante pour laisser respirer le bois. Les peintures micro poreuses en phase aqueuse sont celles qui offrent la meilleure durée de vie. Certaines lames peintes offrent une garantie de finition de10 ans, quand la peinture est appliquée en usine de manière industrielle.
Ce sont des produits permettant de nettoyer le bois même après 15 ou 20 ans et qui redonnent au bardage exactement sa couleur d’origine.
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